Pierre Lemoine, principal du collège Beg Avel, et Sylvain Ferré, proviseur du lycée Paul-Sérusier.
Pierre Lemoine, principal du collège Beg Avel, et Sylvain Ferré, proviseur du lycée Paul-Sérusier.

C'est officiel, les élèves de seconde qui le souhaitent pourront apprendre le chinois à la rentrée prochaine au lycée Sérusier. Une manière « d'accompagner l'évolution du territoire », selon le proviseur, Sylvain Ferré. Le collège Beg Avel devrait aussi proposer de l'initiation au chinois dans la foulée. 

Les élèves de seconde pourront, dès la rentrée prochaine, choisir le chinois comme troisième langue vivante au lycée Paul-Sérusier. « Cet enseignement sera proposé de la seconde à la terminale, à raison de trois heures par semaine », souligne Sylvain Ferré, proviseur du lycée. Une décision, selon lui, qui « permet à l'établissement d'être dans l'accompagnement de l'évolution du territoire ». Une allusion, bien entendu, à l'implantation en Poher de l'usine chinoise de poudre de lait Synutra, même si ce n'est pas la seule raison. « L'apprentissage du chinois constitue un sérieux atout aujourd'hui. C'est une langue vivante qui a une valeur internationale forte. Nous nous sommes donc appuyés sur cette réalité économique pour demander aux autorités académiques qu'on puisse proposer cet enseignement », ajoute le proviseur. Pierre Lemoine, principal du collège Beg Avel, affirme que cela correspondait à une attente : « Nous l'avons constaté dans les demandes des élèves depuis quelques années ». D'ailleurs, nombre d'élèves n'ont pas hésité, au fil des ans, à quitter le Poher pour s'inscrire dans des établissements qui proposaient cette option. « Désormais, ces élèves pourront réaliser leur cursus à Carhaix », ajoute-t-il.

Complémentarité 

Et ce d'autant que la complémentarité entre les deux établissements publics se traduira aussi par la mise en place d'une initiation au chinois au collège Beg Avel : « Nous allons profiter de l'ouverture de cette troisième langue vivante au lycée pour mettre cela en place », précise-t-il. Le principal salue un enrichissement de l'offre linguistique à Carhaix : « Il existait déjà une offre variée au collège, puisque nous proposions déjà l'espagnol en deuxième langue vivante, en plus d'une section bilangue anglais-allemand, et d'une autre français-breton ». En ce qui concerne le breton, l'interdépendance entre les deux établissements joue à plein, là encore, puisque les élèves qui le souhaitent peuvent poursuivre cette langue en seconde, dans la continuité du collège. Un bémol, cependant : « Nous ne pourrons le maintenir que si nous obtenons au moins dix inscriptions d'élèves », assure Sylvain Ferré. 

Pratique 
Portes ouvertes au lycée Sérusier, vendredi 16 mars, de 15 h 30 à 19 h et samedi 17 mars, de 9 h à 12 h. Au collège Beg Avel, samedi 17, de 9 h à 12 h.
 
Source : http://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/enseignement-public-le-chinois-fait-son-entree-au-secondaire-17-02-2018-11855840.php
 

Les élèves de la classe Ulis qui participent au projet, ici accompagnés de Gaëlle Larvol, Frédérique Flachenberg (auxiliaire de vie scolaire), Sylvie Benson, Oona Spengler et Bruno Romy, ont filmé avec leur téléphone portable.
Les élèves de la classe Ulis qui participent au projet, ici accompagnés de Gaëlle Larvol, Frédérique Flachenberg (auxiliaire de vie scolaire), Sylvie Benson, Oona Spengler et Bruno Romy, ont filmé avec leur téléphone portable.

Encadrés par le réalisateur Bruno Romy, les élèves de la classe Ulis du lycée Paul-Sérusier vont pouvoir élaborer leur propre film documentaire. Une expérience déjà conduite en 2016.

En 2016, les élèves de la classe d’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) du lycée polyvalent Paul-Sérusier avaient réalisé leur propre film, Je voudrais te dire, encadrés par les réalisatrices Nathalie Marcault et Gaëlle Douel, et par leurs enseignants et coordinateurs, Sylvie Benson et Dominique Birien.

Forte de cette expérience cinématographique, la classe va renouveler l’expérience, avec le soutien de l’association Ty Films de Mellionnec.

« Depuis cinq ans, Ty Films s’associe à un établissement scolaire pour promouvoir la pratique du cinéma documentaire, précise Gaëlle Larvol, coordinatrice de l’association. Le choix s’est porté sur la classe Ulis, où le concept du projet de fabrication d’un film documentaire a été largement plébiscité. »

Une approche pratique plus que théorique

« Nous avons fait appel à Bruno Romy, réalisateur, qui sera en charge, non pas d’un apprentissage théorique, mais plutôt d’une approche pratique de la captation d’images, poursuit Gaëlle Larvor. Pour les élèves, une initiation au cinéma documentaire va s’étaler sur deux années. »

Bruno Romy, qui est aussi acteur et scénariste, a dernièrement filmé LeBonheur à l’école, en immersionà l’école Lesage de Caen. « Ce matin, dans un premier temps, j’ai donné à mes apprentis cinéastes un sujet qu’ils doivent traiter : mettre en scène leur personnage préféré, écrire les textes et filmer avec leur téléphone. Ensuite, ils auront à monter leurs images sur leur texte. »

Oona Spengler, qui tient le rôle d’assistante du réalisateur, «assure le suivi au niveau des conseils pratiques et techniques. J’apporte une aide directe aux élèves dans la conception de leur projet. »

Sylvie Benson, elle, a surtout à l’esprit les profits que vont en tirer les dix élèves qui participent à l’aventure. « C’est une démarche importante qui se déroule en complicité avec l’équipe pédagogique du lycée. L’expérience avait été on ne peut plus positive pour les élèves qui avaient participé à Je voudrais te dire. »

Lundi 12 février, à 20 h 30, Ty Film, en partenariat avec le Grand Bleu, présentera le film Quand j’avais 6 ans, j’ai tué un dragon, de Bruno Romy.

Source : https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/carhaix-les-lyceens-realiseront-leur-propre-documentaire-5508216